Bannissez le gratin de macaronis – poulet de Daucy !

à moins que vous ne souhaitiez avoir un léger arrière-goût de bile le reste de l’après-midi ?…

Et c’est pas faute d’aimer les gratins de pâtes, croyez-moi ! Ce n’est donc pas de gaîté de coeur que je vous relate cette expérience qui commence par un visuel tout sauf accrocheur. On est plutôt dans le gratin informe dans une barquette non moins informe, le tout dans des tons jaunâtres. Un vrai bonheur visuel.

Le gratin de macaronis Daucy une fois réchauffé
Une photo de l’infâme…

C’est très triste, tout ça, avec tous les efforts consentis sur le packaging pour évoquer la « naturalité » : sans, sans, sans (arômes, conservateurs, colorants). Et des photos… relativement épurées.

La packaging du gratin de macaronis Daucy de face Le packaging du gratin de macaronis Daucy

Notes de dégustation – le gratin de macaronis Daucy

Les dés de poulet sont bien là, il y en a trois, et ils n’ont pas vraiment le goût de poulet, ni le goût de quoi que ce soit d’ailleurs. En fait, je pense que le mélange emmental / fromage sans nom (voir les ingrédients) étouffe tout ce qu’il aurait pu y avoir de savoureux dans… ces pâtes qui n’ont pas de jaune d’oeuf ! Quoi ?? Serait-ce un nouveau standard pour éviter les infections de tout poil, ou c’est pour conserver plus longtemps ? En tous cas, ça peut être moins cher. ça me rapelle des souvenirs de restauration… que je ne relaterai pas ici, c’est déjà bien assez dûr de commenter cette immondice de gratin.

D’ailleurs, il est intéressant de noter qu’à côté de chaque mention de « macaronis » on ait – entre parenthèses – la mention suivante : « spécialité céréalière au blanc d’oeuf ». Nous ne sommes donc pas en face de pâtes, mais d’une « spécialité céréalière ». OK. Du coup c’est sûr, pas besoin de conservateurs. Faut savoir ce qu’on veut après tout.

Pour le reste, nous avons une barquette évoquée plus haut, pas de fourchette, et il faut piquer le film protecteur pour faire chauffer deux minutes dans votre micro-ondes préféré. Car comme c’est bien précisé, – jusque dans le titre, voici un produit « micro-ondable » (si vos yeux saignent aussi, pensez à l’étudiant en linguistique que je fus, forcé de supporter les mille et uns néologismes infâmes qui peuplent nos publicités contemporaines – dernier en date, le « label-rougien » – j’en frissone rien qu’à l’évoquer).

Le verdict final : n’achetez pas ce produit honteux

Vous aurez plus de plaisir avec une tartine de beurre. 100% certifié.

En route pour l’oscar du pire plat préparé.

Côté prix : 2.92€, on est encore assez au ras des paquerettes (en dessous des 3€), mais ce plat ne vaut pas 1.50€. Ne l’achetez pas.
Nutritionnellement parlant : 125 kilocalories les 100g.
Packaging 2.5/5 (simplissime, plutôt efficace pour un produit un peu regressif)
Ergonomie 2/5 (bonne prise en main, mais seulement la moyenne, pas de fourchette, rien de plus)
Visuel une fois cuit 0.5/5 (vous avez vu la photo…)
Goût 0.5/5 (affreux, affreux, affreux)
Satiété 2.5/5 (opn a quand même les calories nécessaires pour somnoler légèrement sur le coup des 2h)
Moyenne pour le gratin de « macaronis » et dés de poulet Daucy : 1.6/5

Je remarque que décidément Daucy ne se vante pas de ses produits mono-personnels – alors même qu’ils nous invitent à consulter leur site sur chaque emballage.

La Timbale de Cassoulet Daucy

J’aime le cassoulet. Des haricots blancs cuits dans de la graisse de canard, des saucisses, des bouts de canard… quoi d’autre ? Un petit canon de rouge peut-être, Cahors, Fitou, ou autre du Sud / Sud-Ouest.
Malheureusement, nous sommes au boulot, et il nous faudrait nous échapper afin d’étancher cette soif inextinguible – dès lors, cet article n’aurait certainement plus lieu d’être… cruel dilemme que celui-ci.
Tout dévoué que je suis, je me sacrifie à l’autel de la bouffe en boîte afin de vous en ramener le meilleur, et à quel prix..! Ne me remerciez pas.

Packaging de la timbale de cassoulet Daucy

Bon je n’ai pas photographié l’intérieur. Vous n’avez rien manqué, rassurez-vous.

Résultat de dégustation

Côté prix : 2.64€, très bon rapport quantité / prix, pour un cassoulet en boîte. A ne pas comparer à celui que vous pouvez faire chauffer à la casserole, qui vous comblera autrement.
Nutritionnellement parlant : 113 kilocalories les 100g.
Remarques sur les ingrédients:
Des haricots blancs, du canard et de la graisse de canard. Et et et… un certain E451 – stabiliseur / émulsifiant – pour favoriser la rétention d’eau.
Voici venu le temps de la note.
Packaging 3/5 (simple, traditionnel)
Ergonomie 2,5/5 (bonne prise en main, mais seulement la moyenne, pas de fourchette, rien de plus)
Goût 3/5 (les lingots sont bons, la graisse présente, le canard est ok, seules les petites saucisses gagneraient  être moins industrielles, sans quoi on eut pu rajouter un point)
Satiété 4/5 (325g ca suffit quand on parle de flageolets)
NOTE GLOBALE pour la timbale de cassoulet Daucy : 12,5/20
Fait étrange, je n’ai pas retrouvé la référence sur le site de Daucy.

Test du Shake Me « Radiatori Bolognaise Spicy »

Un nouveau test de plat individuel pour vous mesdames et messieurs, qui êtes seuls devant votre écran, à mourir de faim à 11h30 – ou moins – et qui ne savez à quel saint vous vouer pour votre alimentation quotidienne. Encore un jour au bureau, encore un jour à manger en boite… Essayons de bien choisir, à tout le moins.

Voila donc le plat individuel du jour :

Les Radiatori Bolognaise Spicy de William Saurin

Alors voilà. William a eu un super concept, entre deux spécialistés sous-marines, sur son bâteau fouetté par les vents, flagellé par les vagues, dans le tumulte d’un océan breton déchaîné – il s’est dit « Alons-y coco – faut secouer la pasta ! ».
Oui bon on peut imaginer ça comme ça, ou comme un groupe d’études marketing cherchant un produit jeune, qui conviendrait aux hipsters passant la journée devant leur écran, un truc qui parle d’énergie, mais qui soit abordable, un plat simple que même les enfants aiment, mais avec une petite touche un peu spicy tu vois…
Et donc on voit.
Shaker à Pâtes William Saurin
Le Shaker à pâtes, vers une nouvelle forme de cocktails ?
Digne successeur du Bolino, qui se présentait de la même manière, mais en version « shaker », dans un packaging orange qui vous saute aux yeux dans les rayons, voilà le plat individuel facile à glisser dans son caddie – on s’attend à quelquechose de simple et légèrement épicé, fade mais un peu relevé, des pâtes mais pas que. Voilà la promesse que nous offre le packaging. De l’énergie, une bonne prise en main, une nouille… j’arrête la comparaison ici. Assez masculin comme produit.
fourchette incluse, plat individuel
la Fouchette incluse… et un picto « escape / pasta » avec une fourchette à la main (oui oui, elles tombent du ciel)

En termes d’ergonomie justement, cette boite tient bien en main, doublée de carton comme un mug de café chaud, est dévissable, et surtout, et livré avec une fourchette.

Bon – faut pas qu’elle se barre la fourchette. Ce qui m’est arrivé, et j’ai donc pris une fouchette en plastique datant de mon dernier passage au supermarché du coin.
Cette petite boite n’explose pas dans la main une fois qu’on l’a secoué,et c’est quand même très bien. Par contre, elle ne secoue pas grand chose, sinon un peu de sauce qui vient tapisser le « plafond » (sous le couvercle).
A la dégustation, on s’aperçoit tout de suite qu’il faut plutôt 2mn qu’1mn30. Ainsi soit-il, et tant pis pour les suivants (oui, on a qu’un micro-onde, et toujour le projet d’en acheter un deuxième pour les heures de grande affluence).
le produit ouvert et cuit
J’ai trouvé la boulette !

Les trois boulettes ont tendance à rester au fond, même si on secoue comme un sourd. Et il n’y en a que trois. Si on les cherche, on peut les remonter, un peu abîmées dans l’ascension / raclage (qu’on ne peut d’ailleurs pas faire avec la fourchette founie, j’ai essayé).

C’est donc de la grosse torsade qu’on a pas l’habitude de manger chez soi, un peu trop cuite comme on l’aime en France.
Côté prix : 2.80€, très bon rapport quantité (350g) / prix.
Nutritionnellement parlant : 101 calories les 100g, soit 353.5 calories pour le shaker. Pas mal, ça tient bien. Pas d’huile de palme, peu de sel, donc ça a l’air bon. Un peu fade, pas très viandu… mais bon.
Voici venu le temps de la note.
Packaging 3/5 (énergique et simple à la fois)
Ergonomie 3/5 (bonne prise en main, et fouchette – dommage qu’elle soit trop courte)
Goût 2/5 (assez fade, sauce un peu salée)
Satiété 3,5/5 (350g c’est bien, peut encore mieux faire)

Note globale pour le Shake Me – Radiatori Bolognaise Spicy de William Saurin : 11,5/20

A voir (ou à revoir) par ici chez William S.

 

Panzani, les Lasagnes individuelles, le Test

Pour mon premier test, nous allons parler des lasagnes individuelles que nous mijote Panzani.

Et sans plus attendre, voici le topo.

Emballage, aspect, prix

Packaging des lasagnes Panzani en assiette
350g de bonheur boucher (ou pas)

Meme prix que le reste des produits de cette gamme – quoique légèrement plus, 2.76 euros – mais deux promesses alléchantes : 350g de bonheur gustatif (« maxi »), et une belle viande rosée comme il faut, dans le genre pavé de boeuf du boucher.
L’emballage, une assiette, à passer comme ses congénères 2 minutes au micro-ondes après avoir légèrement soulevé l’opercule. Pas besoin de secouer – en même temps pour une lasagne ça serait étonnant.
Comme d’habitude le côté rassurant de l’assiette (VS le shaker par exemple) permet d’oublier qu’on est plutôt dans une préparation qui nécessiterait un chauffage au four – une préparation familiale, ou de restaurant. Du coup la peur s’installe : mon plat sera-t-il assez chaud ?
Pas de couverts pour accompagner la dégustation, c’est bien dommage. Qu’importe, je me munis de mes instruments de torture en plastique (récupérés sur un shaker pour le coup, ou dans un restaurant à l’emporter), tandis que je lance la chauffe – 2mn10, on est jamais trop prudents. Et puis je ne pense pas que le plastique fonde pour 10 secondes de plus.

La dégustation

Me voilà devant mon petit plat, qui est chaud par en-dessous – et donc j’espère en-dedans.
Bonne surprise. La pâte est bien cuite (sans doute un peu trop pour les vrais fans de pâtes), le goût est là, et ce n’est pas trop salé. La chaleur s’est répartie uniformément, même en ouvrant l’opercule au minimum. La tomate n’est pas trop acide – je suppose qu’un correcteur d’acidité fait bien son boulot. Les bouchées sont gourmandes, notamment grâce à la feuille de pate intercalaire, assez épaisse… du coup je vérifie sur l’emballage : ah mais ils ont fusionné les deux plaques de lasagne intermédiaires ! Au lieu de deux fines couches de pate, en voici une seule. Tromperie ! certainement économie : passer le laminoir pour des plaques plus fines, et la fragilité du produit ensuite, la pate qui risque de se mouiller de sauce. 
Heureusement, c’est assez bon.
La viande est bien présente, on la sent bien, et avec en tête le pavé de boeuf… mais ça n’a pas grand chose à voir. Cela dit, c’est pas mauvais.
Une bonne surprise donc, pour des lasagnes en boite.

Ce qu’il en reste…

Quelques heures après ces lasagnes individuelles… la faim ne s’est pas trop manifestée. J’ai pu attendre tranquillement mon repas du soir, à 20h30 (poisson blanc, riz, salade betteraves-maïs), et ce sans éprouver plus de soif que ça. Peut-être un peu plus soif l’après-midi – le sel ? Vérifier la composition.
Je ré-essaierai tantôt, pour vérifier si mes premires impressions se précisent : un plat correct, goûtu, rassurant avec sa bonne dose de pate et sa viande, dans un format commun. Bref, une assiette qu’on aurait pu retrouver dans un fast-food – en un peu meilleur, car pas congelé, et surtout trois fois moins cher.

Prix : 2.74€
Voir le produit Lasagnes Bolognaises assiette micro-ondes XXL chez mon distributeur préféré

Une boite dans une boite dans une boite…

Je le bois en capsules. Au boulot, et chez moi. Il me suit partout.
Il termine souvent ceux que je prends, dans d’autres boites, à usage unique encore. Mes repas, mon café.
Portions individuelles, consommées dans une entreprise qui en produit. Des portions individuelles. Une grande boite, qui elle-même fait partie… d’un grand groupe. Une super-boite.
On va peut-être s’arrêter là, mais vous voyez le topo.
On va déguster, mais en petites portions carrées. Et souvent trop salées. Conditionnées et formatées. Le goût doit être le même à chaque fois.
Si il est identique à chaque itération, si il perd sa différence, continue-t-il à faire sens ? Et moi, qui est-ce que je deviens, têtant la vie à même le Tetrapack ?
Faut que j’oublie tout ça. Je vais aller me glisser une petite canette tiens.
Santé. Individuelle.

Peut-être parce que, comme disait l’autre, on est toujours tous seuls au monde ?
Santé quand même. Et on va pas se laisser abattre.